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6 erreurs fréquentes se retrouvant sur votre CV et comment les corriger

 

Ce n’est pas la fin du monde si votre CV contient une erreur ou deux. Après tout, l’erreur est humaine, n’est-ce pas?

Non, ce n’est pas la fin du monde… c’est simplement que cela peut signifier la fin de votre candidature. En effet, pourquoi devrait-on vous embaucher et vous permettre de reproduire des erreurs de ce genre quand il est si facile de passer au CV suivant?

Pour demeurer dans la course, jetez un coup d’œil sur six des erreurs que les recruteurs rencontrent le plus souvent dans les CV et la manière de les corriger :

Les fautes

Les accords, l’orthographe, la ponctuation, tout doit être impeccable. C’est ce qui est le plus difficile à corriger, car si votre CV contient des erreurs, c’est probablement parce qu’à force de le lire, vous ne les voyez plus. Aux yeux des recruteurs, vous passez toutefois pour quelqu’un qui ne se soucie pas des détails.

Solution : Faire réviser votre CV par une tierce personne.

La longueur

Pour Laszlo Bock, vice-président aux opérations chez Google qui voit des dizaines de milliers de CV défiler, « si votre CV comprend plus de deux pages, c’est que vous vous y prenez mal ». Soyons gentil et, selon plusieurs spécialistes du recrutement, votre CV peut comprendre jusqu’à trois pages. Passé ce seuil, il faut couper!

Solution : Mettre l’accent sur les faits saillants de votre carrière et vous concentrer sur vos 10 à 15 dernières années d’expérience.

L’illisibilité

Que vous vouliez produire le CV le plus artistique possible est tout à votre honneur, mais à trop vouloir en faire, vous risquez de le rendre davantage illisible qu’attrayant.

Solution : Des marges d’au moins un demi-pouce, un espacement uniforme, une police de caractère d’au moins 10 points et le tout noir sur blanc s’il vous plaît!

Le dévoilement d’informations confidentielles

Si vous révélez les informations confidentielles de votre ancien employeur, le recruteur ne doutera pas un seul instant que vous serez prêt à le faire à nouveau lorsque vous quitterez votre emploi.

Solution : Demandez-vous si vous seriez prêt à laisser votre ancien employeur examiner votre CV. Si vous êtes réticent, il est impératif de retirer ce qui cloche.

La modestie

N’oubliez pas que vous êtes en concurrence avec des dizaines, voire des centaines de candidats, alors laissez de côté la modestie qui ne peut que vous nuire.

Solution : N’hésitez pas à mettre l’emphase sur vos réalisations et détaillez-les autant que possible. Par exemple, plutôt que : « J’ai été promu à la suite de mon succès comme vendeur », écrivez : « J’ai obtenu le poste de directeur associé après avoir contribué à hausser les ventes de 27% ».

Les mensonges

Ne pas être trop modeste ne signifie pas non plus de se vanter au point de mentir. À l’heure où on peut à peu près savoir tout de vous en jetant un coup d’œil sur Facebook, Linkedin et en téléphonant à votre ancien employeur ou en effectuant une vérification de votre diplôme auprès de l’institution scolaire, il vaut mieux faire preuve de prudence.

Solution : Ne mentez pas. Rien de plus simple non?

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Le préavis raisonnable de démission

Le préavis raisonnable de démission

Pour les employés qui ne sont pas des cadres supérieurs et à l’exception d’une fin d’emploi pour faute grave, la Loi sur les normes du travail oblige les employeurs à donner un avis minimal qui varie selon le nombre d’années de service.

Ainsi pour plus de trois mois de service, mais moins d’un an, la Loi prévoit un minimum d’une semaine de préavis. Ce minimum est haussé à deux semaines pour un an à cinq ans de service, à quatre semaines pour cinq à dix ans de service et à huit semaines pour dix ans ou plus de service continu.

Mais qu’en est-il de l’employé ? La Loi sur les normes du travail stipule que ce dernier doit donner un délai raisonnable lors d’une démission.

La durée du préavis de démission doit être raisonnable selon les différents facteurs indiqués à l’article 2091 du Code civil du Québec : la nature de l’emploi, les circonstances particulières dans lesquelles il s’exerce et le nombre d’années de service. Cependant, les dispositions de la Loi sur les normes du travail ne sont que des minimums; ils peuvent ne pas être suffisants dans certaines circonstances et le tribunal devra décider au cas par cas.

Le principe, c’est que ce délai doit permettre à l’employeur qui subit le départ de l’employé de s’adapter quelque peu à la nouvelle situation ou encore de trouver une nouvelle personne selon les circonstances. L’employé qui ne donne pas de préavis raisonnable à son employeur, et par ce fait nuit à l’organisation, donne la possibilité à l’employeur de réclamer des dommages découlant d’un délai insuffisant si la preuve d’un préjudice peut être démontrée.

Un contrat de travail : une solution à considérer

En pratique au Québec, peu d’entreprises font signer des contrats de travail individuels à leurs employés. Toutefois, la meilleure alternative pour s’assurer de ne pas vivre de situation désagréable ou encore préjudiciable au moment de la terminaison d’emploi, est de prévoir dans un contrat de travail un délai de préavis en cas de démission et y consigner également les conditions de travail, vacances, augmentations salariales, etc.

L’employé et sa réputation

Du côté de l’employé il est de mise de quitter un emploi avec professionnalisme, pour maintenir sa bonne réputation dans le marché. S’assurer de donner un préavis raisonnable (sans se nuire) peut faire une grande différence.

De plus, on ne sait jamais si on ne retournera pas chez cet employeur ultérieurement (ce qui arrive de plus en plus en ces années de mobilité accrue), si des références seront requises ou même si un futur employeur ne sera pas en relation étroite avec un ancien employeur qui n’aura pas bénéficié d’un préavis raisonnable.

Il faut s’attendre à ce que ces situations se présentent de plus en plus étant donné la mobilité accrue des travailleurs et les changements d’emplois de plus en plus fréquents. Selon une enquête mondiale réalisée en 2014 par Linkedin (dans 26 pays auprès de 18 000 individus), seulement 15% des travailleurs sont complètement satisfaits de leur emploi et ne souhaitent pas changer. Raison de plus pour s’outiller de saines pratiques en gestion des ressources humaines et se prévaloir d’outils à jour pour assurer le succès et la performance des organisations.