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La lettre de présentation a-t-elle toujours sa place en 2015?

 
La question peut surprendre de prime abord, mais aujourd’hui plus que jamais, elle mérite d’être posée.

Selon un sondage effectué par la firme de recrutement de personnel Addison Group le mois dernier, seulement 18 % des gestionnaires pensent encore que la lettre de présentation est une partie importante du processus d’embauche. Et plus les gestionnaires sont jeunes, moins celle-ci a d’importance à leurs yeux. D’aucuns auront d’ailleurs remarqué que lorsque vient le temps de postuler en ligne pour un emploi, plusieurs formulaires sont dépourvus de champ pour y joindre une lettre de présentation et que bien souvent, seul le curriculum vitae compte.

Il existe de nos jours bien d’autres façons d’évaluer les candidatures. Les fleurs que vous vous lancez dans votre lettre de présentation peuvent désormais être invalidées en un claquement de doigts par une photo compromettante sur Facebook ou une déclaration maladroite sur Twitter. Selon l’étude citée ci-haut, 45 % des gestionnaires nés entre 1980 et l’an 2000 considèrent effectivement les réseaux sociaux comme étant pertinents au processus d’embauche.

Enfin, 55 % de l’ensemble des recruteurs voient les erreurs de grammaire, d’orthographe ou même les fautes de frappe comme étant suffisantes pour rejeter une candidature.

Est-ce à dire que vous perdez votre temps à rédiger une lettre de présentation ou que l’envoyer vous fait courir des risques inutiles? En un mot, oui. Ceci dit, si on vous en fait expressément la demande, assurez-vous de suivre ces quelques conseils :

1) D’entrée de jeu, oubliez le « À qui de droit ». Si vous n’êtes pas suffisamment débrouillard pour dénicher le nom du recruteur, cela ne plaidera certainement pas en votre faveur.

2) Tirez avantage de tout lien que vous avez avec le recruteur. Si vous l’avez rencontré à une conférence ou que votre candidature fait suite à une conversation que vous avez eue, mentionnez-le dès le départ.

3) Dites pourquoi vous aimeriez joindre l’entreprise. Tous les candidats veulent le poste, cela va de soi, mais en précisant pourquoi vous désirez travailler au sein de cette entreprise plutôt qu’ailleurs, vous augmentez habituellement vos chances d’obtenir une entrevue.

4) Soulignez les principaux éléments de votre CV qui correspondent aux demandes formulées dans l’offre d’emploi. C’est aussi le temps d’inclure des compétences qui ne figurent pas sur votre curriculum vitae comme votre facilité à apprendre, votre capacité à travailler de façon autonome ou votre disponibilité pour travailler de longues heures selon les besoins de votre futur employeur.

5) Et surtout, n’utilisez jamais votre lettre deux fois. L’une des choses qui exaspèrent le plus les recruteurs est de recevoir une lettre générique dont le candidat semble se servir pour tous les postes sur lesquels il postule. Non seulement celle-ci finira à la poubelle, mais elle sera immanquablement suivie de votre curriculum vitae.

CV crayon

80 % des CV sont rejetés en moins de 11 secondes : 6 conseils pour survivre à la première sélection

Selon une étude effectuée par l’équipe de recherche de Workopolis, il faudrait en moyenne 16 semaines à un Canadien pour se trouver un emploi. Que ce passe-t-il pendant ces 4 mois de recherche et que peut-on faire pour réduire l’écart avant de dégoter un nouvel emploi?

Dans le cadre de cette étude, des milliers de personnes ont répondu à des questions relatives à la recherche d’emploi. De plus, Workopolis a analysé plus de trois millions de curriculums vitae et des dizaines de milliers d’opportunités d’emploi affichées sur leur site web afin d’établir les perspectives du marché du travail et les tendances d’embauche.

Il va sans dire que le résultat d’embauche varie selon le secteur d’activité et la localisation du chercheur. Cependant, la moitié des répondants ont attesté qu’il leur a fallu plus ou moins 16 semaines de recherche. L’année dernière, selon Statistiques Canada les résultats s’élevaient en moyenne à 20,6 semaines!

Selon les résultats de l’étude, la majorité des personnes ont soumis jusqu’à 10 candidatures et ont décroché 2 entrevues avant d’obtenir leur dernier emploi. D’un autre côté, 30 % ont affirmé avoir passé plus de 5 entrevues avant d’être embauchés.

Environ 2% des personnes ayant appliqué sur une même offre d’emploi sont sélectionnés pour l’étape cruciale de l’entrevue, et ce, principalement, car les entreprises utilisent des logiciels leur permettant de filtrer les applications reçues et retiennent seulement celles comportant les mots-clés pertinents pour le poste.

Parmi les applications ayant survécu à la sélection automatique, la plupart seront analysées en moins de 11 secondes avant d’être retenues ou rejetées. Donc, 80% des applications ne franchissent pas à la première étape de sélection.

Afin de survivre à la première ronde, suivez ces quelques conseils :

1. Être qualifié

Avant de postuler sur une offre d’emploi, assurez-vous de répondre aux exigences de celle-ci. Il n’est pas nécessaire d’avoir toutes les compétences souhaitées, par contre, demandez-vous si vous avez les aptitudes pour occuper et contribuer au rôle souhaité. Les employeurs mentionnent que plus de 50 % des candidatures reçues ne répondent pas aux exigences de base de l’offre d’emploi.

2. Ayez un titre détaillé

L’équipe de Workopolis souligne que des milliers de curriculums vitae présents dans leur base de données sont inadéquatement identifiés. Lorsque vous faites parvenir votre candidature, prenez le temps d’inscrire dans le champ du titre, une formule claire qui spécifiera l’appellation du titre convoité.

3. Ce n’est pas à propos de vous

Dans votre paragraphe résumé, oubliez la fameuse description qui explique vos intentions de carrière. Pour mettre les chances de votre côté, résumez vos compétences et expliquez comment celles-ci peuvent être bénéfiques à l’employeur.

4. Ayez un cv facile à lire

Pour faciliter la lecture de votre cv et mettre l’information recherchée en évidence, utilisez de courtes phrases et quelques listes à puces. Ceci vous évitera de perdre l’intérêt de l’employeur et d’éviter que celui-ci passe au prochain cv de la pile. Évitez les longs paragraphes de texte!

5. Liste chronologique des emplois antérieurs

Il est pertinent pour un employeur de connaître votre parcours professionnel et ainsi voir votre progression. Dans votre cv, ayez une catégorie regroupant en ordre chronologique (plus récent au plus ancien), les titres occupés avec le descriptif des responsabilités ainsi que les entreprises pour lesquelles vous avez travaillé accompagnées des dates de début et de fin.

6. Relisez-vous

Vous ne voudriez pas être exclu de la course à cause de fautes d’orthographe et d’erreurs grammaticales. Alors, prenez toutes les mesures nécessaires pour que votre cv soit irréprochable.

Autres faits

Pour décrocher une entrevue, votre curriculum doit être convaincant afin de prouver au gestionnaire d’embauche que vous être la personne idéale pour le poste.

Une entrevue dure en moyenne 40 minutes, il est primordial de faire bonne impression, et ce, dès l’étape de la poignée de main. Workopolis relate que 24 % des personnes rencontrées reçoivent des nouvelles de l’entreprise en moins d’une semaine, 42% dans un délai de 2 semaines et 44% n’en auront jamais.

recrutement

Les compétences transversales, c’est quoi exactement ?

 

Cette expression est sur les lèvres de tous les recruteurs ! Pourtant peu de candidats savent précisément ce qu’il se cache derrière cette notion abstraite de transversalité. Que sont ces compétences ? Comment les valoriser dans sa candidature ?

Moins évidentes à distinguer, les compétences transversales sont valorisables dans le cadre d’une reconversion ou d’une évolution. « Un responsable d’expérimentation dans un laboratoire de recherche peut devenir, suite à la perte de son poste ou la réorganisation de son entreprise, responsable de la coordination des cours pédagogiques grâce à ses compétences transversales de collecte d’infos et d’analyse des données, même si ce poste est éloigné de celui qu’il occupait ».

Des compétences-clés en période de crise
Les recruteurs s’accordent à dire que ce sont les compétences transversales qui sont les plus stratégiques dans un contexte de guerre des talents. « Les entreprises sont exigeantes vis-à-vis des profils qu’elles embauchent car les parts de marché sont difficiles à gagner. Elles cherchent donc des candidats capables de faire plusieurs métiers au cours de leur carrière »

Puisqu’elles peinent à trouver de bons candidats qualifiés, les entreprises misent de plus en plus sur la transversalité de leurs équipes.

Comment valoriser sa transversalité ?
Dans un CV, « il est difficile de mettre en exergue ses compétences transversales ». Et pour cause : « un candidat qui laisse le recruteur imaginer qu’il peut mettre en pratique ses compétences dans une toute autre activité, ça ne rassure pas « .

Le seul levier dont vous disposez à cette étape est donc de soigner la rubrique Compétences professionnelles de votre CV. En les classant en trois catégories : compétences métiers, compétences transversales et savoir-être, les recruteurs pourront ainsi constater, à la première lecture, votre désir affiché de vous adapter à de nouveaux environnements.

S’il est peu pertinent de citer ses compétences transversales dans sa lettre de motivation, il est possible de les indiquer lors de l’entretien. Car c’est à ce stade que les recruteurs essaieront de les déceler. Pendant la présentation de votre parcours, parlez de vos expériences en précisant, à chaque fois, quelles compétences-clés elles vous ont permis de développer. Cet exercice aidera les professionnels RH à imaginer des passerelles entre le poste que vous briguez le jour J et celui qui pourrait vous intéresser dans quelques années.

Pendant l’entretien, faites également preuve d’ouverture. « Un consultant qui me dirait vouloir uniquement travailler sur le système de gestion de base de données Oracle ne retiendra pas mon attention »!